Comment les émotions nous éloignent de nos objectifs

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Vous savez probablement de quoi je parle. Ce rêve auquel vous tenez, mais qui semble inaccessible. Si je reste spécifique à mon secteur d’activité, il se peut que vous désiriez obtenir un poids santé, une confiance en l’homme ou la femme que vous êtes, une meilleure estime de ce que vous voyez dans le miroir.

Pourtant, quelque chose semble être dans votre chemin. Comme s’il y a une force qui vous amène inévitablement à l’autosabotage. Vous avez été près du but, peut-être l’avez-vous même déjà atteint. Tôt ou tard, ce diable invisible vous ramène dans vos vieilles habitudes, voire pires. Vous avez l’impression de « perdre le contrôle » de votre alimentation, à vous sentir coupable de ne jamais en faire assez, à vous répéter un discours interne négatif.

Ces comportements autosaboteurs résident davantage dans les émotions de notre corps. Je sais, ça semble abstrait. Alors que partout sur les réseaux sociaux on entend parler de diètes X ou Y, de paléo, d’ayurvéda, de diètes anti-inflammatoires, moi je vous parle d’émotions. Pourquoi? Parce que ces diètes ne seront bonnes (ou pas) que lorsque vous serez capable de les mettre en place d’une façon saine dans votre vie. Aujourd’hui, nous sommes bombardés de contenu, mais il n’est enseigné nul part comment gérer notre monde intérieur face à ce contenu.

Comment fonctionnent les émotions?

En fait, des émotions principales qu’un être humain puisse ressentir (peur, colère dégoût, tristesse, joie et surprise), la plus mobilisante est sans aucun doute la peur. L’être humain est une espèce qui a été conçue pour survivre, donc faire face à la peur. L’évolution de notre espèce nous a doté d’un système hormonal extrêmement bien structuré pour répondre à l’éventuelle attaque d’un violent prédateur: l’axe hypothalamo-pituito-surrénal.

Cet axe nous a permis de survivre en déclenchant une cascade de réactions hormonales nous amenant à fuir ou à faire face à l’ennemi. D’une part, ces hormones reliées au stress sont extrêmement nuisibles à l’équilibre physique, mental et émotionnel d’un individu. De l’autre, l’impact de ces « peurs » crée des ancrages émotionnels qui nous mobilisent de façon générale ou spécifique dans certains aspects de notre vie.

Les émotions et l’autosabotage

Mis à part ces processus hormonaux que nous comprenons de plus en plus réside dans l’impact de ces émotions un ancrage complexe à comprendre et à décrire. Depuis votre tout jeune âge, vous avez vécu des épisodes de peur, plus ou moins traumatique. Par exemple, si on s’est moqué de vous au primaire versus si vous avez victime de viol, le niveau de trauma émotionnel est différent. Mis à part les différents traumatismes de notre évolution, notre stabilité émotionnelle est aussi dépendante de notre conditionnement parental, familial, éducationnel, amical, sociétal, etc.

Ne lâchez pas, vous verrez où s’en va cet article! :)

Reprenons l’exemple du jeune garçon, appelons-le Billy, qui s’est fait moquer de lui en bas âge. Il a été victime d’un petit traumatisme à 6 ans, puis tout au long de ses 7 à 10 ans. Il a ensuite changé d’école, mais était déjà conditionné à être la risée de ses camarades. Tranquillement, son environnement social l’a conditionné à être « moins que les autres », et à « ne pas valoir la peine d’être aimé. »

Son sentiment d’infériorité l’amène à se réconforter dans la nourriture. Non seulement ses compulsions alimentaires répétées lui ont fait prendre du poids, mais elles ont cristallisé les croyances: « Je suis moins que les autres » et « Je ne vaux pas la peine d’être aimé. »

Tout cela peut sembler exagéré, mais je n’ai jamais compris réellement ce qui empêchait une personne de manger plus de légumes, de boire de l’eau et de mieux manger, simplement. Pour certaines personnes, la relation à leur corps, leur valeur personnelle, leur poids et leurs émotions semblent un tourbillon complexe duquel ils ne pourront jamais se sortir.

La situation de Billy est définitivement d’ordre émotionnel. Il est possible d’adresser ces situations avant qu’elles ne deviennent pathologiques et qu’elles nécessitent l’intervention d’un centre de réhabilitation en trouble alimentaire.

Même si Billy voulait mettre en place un style de vie qui lui permettrait de vivre et expérimenter une réalité différente, il ne pourrait réussir que s’il devient capable de vivre intérieurement des changements qui se manifesteront par la suite en comportements tangibles et différents.

Si vous désirez me rencontrer gratuitement pour discuter de votre situation, remplissez la demande ici >> http://bit.ly/2uGhVDN

Bonne réflexion!

Votre coach, Pierre-Hugues

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