Pour en finir avec ces fameuses rages!

Pour en finir avec ces fameuses rages!

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Rage de sucre, rage de malbouffe, ou encore rage d’alcool. Elles vous guettent dès que la faim se fait sentir ou pas, et il est tellement difficile d’y résister ! Elles sont toujours prêtes, tel un scout, à ressurgir, à s’affirmer, à être satisfaites. Pourtant, la volonté de perdre du poids ou de tout simplement adopter de meilleures habitudes alimentaires est là. Que se passe-t-il alors ? Pourquoi ne puis-je me contrôler mais surtout, pourquoi sont- elles présentes ? Comment puis-je en finir une fois pour toute avec ces impulsions afin de trouver le chemin ou, du moins, «l’entrée» vers une saine alimentation, et donc, vers un poids un peu plus confortable ?

La plupart des clients que je rencontre lors de l’évaluation de la condition physique mènent presque tous ce combat et ce, depuis souvent des années, ayant essayé différents régimes, différents types de restrictions promettant à chaque fois un corps svelte. Que ce soit par des plats ou substituts de repas hyperprotéinés souvent très coûteux et ne se vendant que par une certaine compagnie, par un système de points quotidiens à ne pas dépasser, par des détox de thé/tisane ou de soupe, ou encore par des aliments miracles à consommer matin, midi, soir pendant quelques jours.

Pourtant, la plupart de ces régimes strictes n’apprennent souvent à la personne qu’à se restreindre de mille et une façons, sans prendre en compte les impulsions alimentaires qui leur nuisent réellement, sans prendre le temps d’en trouver la source, de les comprendre et sans enseigner une façon saine et durable de manger. En effet, les adeptes de ces diètes reprennent bien souvent le poids perdu et même plus, lorsqu’ils dérogent de la dite méthode miracle, non pas nécessairement en retombant dans la malbouffe, mais bien souvent en recommençant à manger de «vrais» aliments. Néanmoins, les impulsions alimentaires qui ont été tenues en laisse pendant tout ce temps finissent toujours par briser leurs chaînes et à diriger de nouveau la vie du «restreint». S’ensuit alors un cercle vicieux de périodes de diètes, pendant lesquelles on reprend momentanément nos fameuses restrictions, en espérant reperdre les livres perdues auparavant, en oubliant qu’on les avait regagnées avec un petit bonus!

Notre relation avec la nourriture dépend de notre système de croyances, de notre éducation, de nos souvenirs et des émotions qui y sont rattachées. Il se peut que notre meilleure amie ou notre voisin n’ait jamais connu de rage de quoi que ce soit. Il se peut aussi que vous connaissiez 15 personnes au prise avec les mêmes tentations que vous, pour différentes raisons. Bien souvent, les habitudes que nous adoptons depuis plusieurs années nous replacent dans une situation ou un événement de notre enfance ou de notre vie où l’on trouvait du réconfort. Par exemple, le dimanche matin se passant en famille, autour d’un déjeuner animé et bien rempli: œufs, bacon, patates rôties, crêpes et les fèves au lard de maman. Peut-être était-ce les surprises chocolatées reçues après chaque tâche ménagère accomplie; un bon verre de vin à la fin d’une journée particulièrement stressante; une bonne pizza le vendredi soir soulignant les efforts fournis pour avoir été capable de passer au travers de la semaine (ATTENTION, ici je ne dis pas qu’il est mal de se récompenser par de la nourriture, mais je vous invite plutôt à reconnaître la raison du pourquoi, à analyser la méthode employée pour se récompenser et surtout, la fréquence utilisée).

Ainsi, en vieillissant, plus il y aura des occasions ennuyantes ou stressantes, ou plus vous vous sentirez dépassé par les événements, plus vous vous tournerez inconsciemment vers ce type de réconfort. C’est ainsi que chez certaines personnes, ces sources de satisfaction peuvent vite devenir problématiques.

Maintenant, je vous invite à vous questionner VOUS. Vous êtes-vous déjà arrêté pour vous demander pourquoi vous ne pouviez vous passer du Timatin ou du Mcmuffin pour déjeuner ? Pourquoi avez-vous envi de malbouffe sur l’heure du dîner ? Pourquoi avez- vous toujours envie de chocolat tard le soir ? Pourquoi ne pouvez-vous pas imaginer vos sorties sociales sans quelques verres de vin ou sans quelques bières ? Avez-vous déjà pris le temps d’analyser la situation AVANT de céder à la tentation ? Pourquoi est-ce si dur de dire non, quelle en sera la conséquence ? Je vous mets donc au défi, pendant 1-2 semaines, de faire «pause» à chaque fois que la tentation se fera sentir et de faire cet exercice de questionnement. En plus, le pire qui pourrait arriver est que vous atteigniez plus rapidement votre objectif de perte de poids ;)

Sandra Raymond

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